2 avril 2025 – Journée mondiale de sensibilisation à l’ autisme : écoutez notre podcast
Journée mondiale de sensibilisation à l’ autisme : écoutez notre podcast
Aujourd’hui se déroule la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’occasion pour la CPTS Paris Neuf de faire un focus sur ce sujet.
Retrouvez le 2ème épisode – partie 1 sur le repérage du TSA (trouble du spectre autistique) de la thématique « les TND de l’enfant » avec Christophe Pénicaut, psychologue clinicien qui nous parle du repérage du TSA.
Dire ou ne pas dire…
Léo a 5 ans. Il aime les trains et les puzzles. Il a du mal à suivre les consignes et ses camarades le trouvent bizarre, il parle parfois comme un livre. Sa maîtresse ne comprend pas pourquoi il fait parfois des crises. Il vient de changer d’école et ses parents se demandent s’ils doivent informer l’équipe de son diagnostic de Trouble du spectre de l’autisme (TSA).
Pietro, 21 ans, vient d’obtenir un BTS en Comptabilité et Gestion. Malgré son diplôme, il peine à trouver un emploi. Il a du mal à regarder son interlocuteur dans les yeux et à répondre de manière adaptée aux questions. Pietro se demande s’il doit annoncer son autisme lors de ses entretiens.
Sophie, pédopsychiatre, débute dans un centre de diagnostic de l’autisme. Elle est passionnée par son travail et connaît bien les défis auxquels peuvent être confrontés ses patients. Cependant, elle hésite à révéler son propre diagnostic à ses collègues, craignant que cela ne modifie leur regard sur elle.
Dire ou ne pas dire, telle est la question ! En effet, les personnes concernées par ce trouble hésitent souvent à le faire savoir, bien conscientes des craintes que la méconnaissance de l’autisme peut déclencher chez l’autre.
On considère qu’il y a 700 000 personnes en France qui présentent un trouble du spectre de l’autisme. Ces personnes rencontrent des difficultés de communication et d’interaction, ainsi que des comportements et des intérêts restreints. Le niveau de difficulté, et donc le besoin de soutien, peut considérablement varier d’une personne à l’autre.
Contrairement aux idées reçues, les personnes autistes peuvent éprouver des émotions et percevoir celles des autres, parfois même avec une grande intensité. Néanmoins, elles les expriment souvent de façon inhabituelle ou décalée.
Même si elles montrent fréquemment des difficultés pour imaginer ce que les autres pensent ou ressentent, elles peuvent par exemple faire preuve d’empathie et exprimer des marques d’attention ou de soutien face aux difficultés des autres.
Elles sont souvent plus méticuleuses et plus rigoureuses que la moyenne, plus créatives et originales, plus logiques et plus impliquées dans leur travail également.
Ce n’est pas qu’une question d’adaptation, c’est aussi une question de courage. Les personnes autistes peuvent contribuer à enrichir le groupe dans lequel elles sont accueillies, à condition de remettre en question ses préjugés… et de leur faire un peu confiance.
https://handicap.gouv.fr/troubles-du-neurodeveloppement-autisme-dys-tdah-tdi
